Choisir un pays... (et autres sujets dont le budget, etc)

Au cours des entretiens avec l'assistante sociale, et en fonction de vos âges, 
de votre projet... une adoption en France se dessine, ou bien une adoption dite "internationale"
Beaucoup de couples jeunes adoptent: cela a été notre 1ère surprise, lors de la réunion préalable 
à l'ASE, la diversité des adoptants. 
Pourtant le parcours est a priori long, on se rencontre, on "profite" quelques 
années de la vie à 2, on pense à faire un bébé, on en parle, on arrête la contraception... 
Puis les mois, bientôt les années passent. On sait bien que cela ne vient pas toujours 
comme on veut! 
On patiente. Puis on consulte, et on persiste avec la p.m.a.  
C'est facile d'arriver à l'adoption (à la 1ère démarche) à 32/35 ans, très facile. 
Et il y a les couples qui savent très tôt qu'ils ne pourront pas avoir (faire) d'enfants...
Bref, un jeune couple (moins de 35 ans env.) a le temps de s'inscrire en liste d'attente pour 
adopter en France. Il rejoindra des milliers de familles qui attendent, mais son tour viendra. 
Pour nous qui avons plus de 40 ans tous les deux, et pour notre projet [adopter un tout petit, 
de 0 à 3 ans le plus jeune possible] ce n'était pas la peine d'espérer adopter ici. 
Le temps que notre tour vienne, le "conseil de famille" (appellation incontrôlée) donnerait la 
priorité à un couple plus jeune... 
Nous y reviendrons (L'adoption et l'âge des parents)
Bref, nous nous sommes tout de suite tournés vers l'adoption internationale.

Et nous avons de la chance de pouvoir le faire : l'ASE est très claire, lors de cette 1ère réunion "préalable" 
(vous y êtes conviés quelques temps après avoir envoyé votre lettre, c'ets la seconde étape), adopter à 
l'étranger coûte cher : voyages, séjours, congés sans solde, traductions, frais de dossier et d'OAA le cas 
échéant, don à l'orphelinat. Il faut compter entre 15.000 et 20.000 euros selon les pays, le nombre de voyages, 
la durée des séjours, votre chance et votre efficacité ! Ce n'est pas à la portée de tout le monde, mais
c'est aussi une question de priorité, et certains Conseils Gx (je crois) font des prêts spéciaux
Et puis, adopter en France - pour ceux qui peuvent - ne génère aucun de ces frais...


Ah une précision : le DON  à l'orphelinat. 
Oui, les parents donnent de l'argent à l'orphelinat, avant de rentrer chez eux, 
et c'est juste, naturel ... Nous allons dans des pays pauvres dont les gouvernements ne 
donnent pas de moyens aux orphelinats, ni humains souvent, ni pécuniaires.
Nous irions chercher un bout de chou et partirions 'comme des voleurs' sans contribuer à
 l'accueil des enfants qui viendront après le nôtre, seront accueillis après le nôtre ? 
De tous ceux, aussi, qui ne sont pas adoptables et restent dans ces orphelinats où nous 
ne faisons que passer ...
Ce serait une HONTE, et si j'évite de porter des jugements en général, je ne félicite pas
les parents qui ont osé faire cela: nous avons entendu parler de gens qui partaient en 
laissant ... 20 dollars! D'autres rien (au Vietnam il y a 15/20 ans)
Quel manque de respect pour la pauvreté du pays qui leur a donné un enfant ! 
C'est aussi "grâce" à eux (ironie) que certains orphelinats imposent des dons - croissants
parfois même avant la remise officielle.
Si cela existe, c'est parce que des Européens, des Occidentaux (des Français!)  ont eu 
l'indécence de filer à l'anglaise sans une contribution à l'entretien des enfants.
Certains pays d'Amérique Latine ont contourné la question: les parents doivent payer une 
'pension' pour l'enfant depuis son abandon jusqu'à son adoption. Il y a un nombre de jour, 
un tarif, et des frais engagés en plus (santé) etc.
Cela a au moins le mérite d'être clair, transparent. Et n'empêche pas de faire un don.

Au-delà des frais, mais surtout des démarches, efforts, de la patience et de la 
persév-espérance,  adopter c'est surtout une rencontre entre un enfant et une famille, 
des chemins qui se croisent pour l'amour, une histoire de coeur!

Fin de la parenthèse

La MAI à l'époque, l'AFA depuis ... précise pour chaque pays les (im)possibilités... 
Certains pays acceptent les couples, mariés depuis plus de 5 ans, plus de dix ans, 
les célibaitaires (ou non), les familles qui ont déjà un enfant biologique, etc.  
Dans certains pays, il y a des grilles d'âge, et vous pouvez adopter
un enfant dont l'âge dépend du vôtre: plus le couple est jeune, plus l'enfant peut l'être.
Entre les pays où la situation est bloquée [parfois, malheureusement, parce que certaines 
dérives ont eu lieu], ceux où c'est la guerre, ceux où le passage par association (OAA oeuvre 
agréée adoption) est obligé...  - nous y reviendrons - nous n'avions pas l'embarras du choix.
Et s'il s'est porté sur le Vietnam, c'est parce que nous y avions la possibilité d'adopter un très 
jeune enfant, en démarche individuelle.
Nous connaissions un peu l'Asie, la Chine, la Malaisie, mais pas ce pays, "proche" par nos 
Histoires mêlées, et très attachant.


Article ajouté le 2006-08-10 , consulté 126 fois

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